Le Québec, c’est mon choix, mon pays!
Vouloir devenir indépendant, c’est vouloir devenir autonome, libre et souverain. Pour que la nation du Québec s’accomplisse pleinement, les Québécoises et les Québécois doivent faire le choix de la souveraineté du Québec. Il est donc essentiel que nous fassions ce choix de cœur, ce choix économique, ce choix de maturité et ce choix de liberté.
Un choix de cœur
Depuis sa découverte, le Québec lutte pour conserver ce qu’il a si durement gagné. En regardant l’histoire, nous constatons que cette lutte à nous faire reconnaître, notamment, notre langue, notre culture et notre vision de la social- démocratie persiste et persistera puisque nous n’avons pas le levier essentiel pour y parvenir, soit l’indépendance du Québec. Tout peuple a ultimement le droit de faire ses proches choix, de se différencier, de s’exprimer par une langue belle et commune qu’est le français, d’adopter des politiques qui sont les siennes, d’ avoir ses propres institutions démocratiques, d’avoir ses modèles identitaires, ses symboles, son drapeau, de participer en son propre nom à des événements mondiaux, de convenir de traités internationaux, etc. Que ce soit son territoire, son identité, sa culture et sa langue, il y a là un choix de cœur, un sentiment d’appartenance et de fierté légitime à tout peuple et à toute nation.
Un choix économique
Il n’est pas très compliqué de démontrer que simplement l’existence de deux gouvernements, deux administrations et deux rapports d’impôt suffisent à indiquer les chevauchements magistraux. Il a été maintes fois démontré le problème du déséquilibre fiscal au fédéral, du calcul de la péréquation et des inéquités entre les provinces canadiennes. Il est aussi facile de faire le choix d’un gouvernement de proximité qu’est le Québec que d’un gouvernement plus éloigné qu’est le Fédéral à Ottawa qui dessert bien plus souvent les intérêts de l’Ontario et des provinces de l’Ouest. Simplement le dossier de l’environnement, où le Québec préconise des mesures de réduction à l’effet de serre et son adhésion au protocole de Kyoto tandis que le Fédéral protège le pétrole de l’Alberta. Comment le Québec peut-il accepter d’être un collaborateur du Canada lorsqu’il se fait lui-même l’apôtre du contraire? Pourquoi le Québec ne peut-il pas plutôt participer en son propre nom avec ses alliés internationaux à la recherche de solutions aux enjeux primordiaux concernant l’avenir de la planète? Il ne peut pas, car il est une province canadienne et est en minorité. Il doit avoir la permission du Canada, c’est tout dire! N’est-ce pas une situation intolérable et qui ne garantit rien pour l’avenir et le développement du Québec.
Un choix de maturité
Depuis le premier référendum de 1980, le Québec, malgré tout les embûches que le Fédéral a mis sur sa route, a réussi à se positionner internationalement sur les plans : scientifique et technologique, social et démocratique, économique, culturel et linguistique. Nous sommes une société ayant les ressources humaines, matérielles et financières qui font l’envie de bien des pays du Monde. Notre expérience et notre histoire témoignent de nos compétences à défendre à la sueur de nos fronts nos intérêts. La mobilisation grandissante que nous démontrent les résultats des deux derniers référendums, pour reconnaître l’indépendance du Québec, nous assure dans un avenir rapproché le succès de ce projet commun. Être indépendant signifie que nous aurons tous les outils nécessaires pour faire des choix qui favoriseront et mettront en valeur tous les Québécois et les Québécoises. D’autres pays ont fait ce choix de liberté, c’est maintenant à nous de prendre notre destin en mains et de s’accomplir pleinement. Le peuple du Québec doit se faire confiance, il doit oser et franchir ce pas vers l’indépendance. Il en est tout à fait capable. Depuis la fin des années soixante, l’appui à la souveraineté du Québec a toujours avancé.
Fin des années soixante : 15 %
Début des années 70 : 24%
1980 : 40%
1995 : 49, 4%
Il nous reste à franchir la barre du 50% et nous serons enfin libre!
Un choix de liberté
Rappelons-nous, tout d’abord, notre propre histoire. Au moment où l’on parlait du Haut-Canada et du Bas-Canada (1840-1867) et que les francophones n’étaient considérés par les Britanniques comme un peuple n’ayant pas d’histoire, aucune patrie, avec peu de culture et pas d’éducation, nous avons résisté à toutes tentatives d’assimilation. Cependant, les dernières études de l’Office de la langue française nous soulignent encore le recul du français. Le français est de plus en plus noyé dans cette terre d’Amérique.
Le Québec, c’est 7,6 millions d’habitants,
82% de francophones,
8 % d’anglophones et 10% d’allophones.
Sa superficie est de 1 600 000 kilomètres,
ses revenus sont de 61 milliards.
Seules ces données statistiques parlent en elle-même.
En superficie, c’est trois fois la France. La France n’est-elle pas un pays?
D’autres pays ont obtenus leur indépendance et sont devenus prospères. Manifestement l’Islande, pays de 310 000 habitants qui en 1944 est devenu indépendant, le Danemark est maintenant le 5e pays le plus riche de la planète. Il y a près de 200 pays dans le Monde, qu’ont-ils plus que nous? Une confiance? Ils sont plus impertinents? Ils croient en eux? Lorsqu’on regarde certains pays qui n’ont pas le quart de nos ressources, de notre positionnement territorial, de notre richesse. Je vous invite à y réfléchir. Le Canada a maintes fois essayé de faire des campagnes de peur et faire croire aux Québécois que l’indépendance, c’est presque l’enfer. De moins en moins de Québécois s’y font prendre maintenant. Ce ne sont plus les Trudeau, Chrétien, Mulroney, Martin, Dion et Harper qui ont été ou sont nos ennemis, c’est notre propre confiance et notre solidarité québécoise qui est notre plus grand adversaire. Je nous souhaite de se tenir debout, de braver nos peurs et d’accomplir notre rêve de l’indépendance et de ce pays libre.
Je vous invite à vous joindre au Parti Québécois
et à m’accompagner dans cette lutte pour la liberté!