Lors d’une campagne électorale
Je me rappellerai toujours la blague d’un citoyen habitant un foyer d’accueil dans la circonscription qui me suivait pas à pas pour les énoncer à la dizaine celles retenues ces derniers temps. Les unes après les autres, ils les racontaient. Elles étaient effectivement drôles. La responsable du centre le rappelait à l’ordre pour qu’il puisse me laisser quitter l’endroit. Je me souviens que mon accompagnateur était Jacques Pelletier, ce collaborateur loyal et dévoué qui est décédé ces dernières années. Nous étions à notre départ sur le perron et le citoyen me supplia de l’écouter encore pour une dernière blague, mais il m’avisa que je l’aimerais, car elle était politique. La responsable accepta pour une dernière fois. Heureux, il se lança donc. «Il était une fois un homme québécois francophone qui voulait sortir avec une ontarienne anglophone. Il lui demanda donc si elle accepta de sortir avec lui un soir. Elle lui répondit : «never». Il lui dit : «never et quart, never et demi ?». J’ai pouffé de rire. Je suis revenue au local électoral, croyez-le ou non, il était neuf heures et quart. Dois-je vous dire que cette blague me fait toujours rire et qu’à chaque fois qu’il est neuf heures et quart, je pense à ce citoyen blagueur.